DRM transportcoursubventionrolevente
E-mailImprimer

Historique

Pour commencer, il est important de spécifier que depuis le 1er mars 2000, la municipalité de Saint-Lin et Ville des Laurentides ont fusionné pour créer la ville de Saint-Lin-Laurentides.

Le gouvernement du Bas-Canada (le Québec) établi par l'Acte constitutionnel de 1791 accordé par l'Angleterre annonce par proclamation du 5 novembre 1836 l’érection civile de la paroisse de Saint-Lin de Lachenaye. C'est l'administration de Lord Gosford, gouverneur général, qui en détermine les limites territoriales.

Le premier conseil municipal est formé en 1855; en 1883, le village décide de se séparer de la campagne et devient ville des Laurentides. Il est intéressant de noter que Saint-Lin se caractérise par une riche architecture patrimoniale : celle-ci résulte » d'une adaptation que nos ancêtres ont dû faire de leur origine, leurs mœurs, le climat ainsi que des matériaux disponibles.

archives Saint-Lin-Laurentides

C'est le besoin de confort et de chaleur pendant la longue période de l'hiver qui viendra transformer le modèle français vers un type d'habitation qui répondra davantage aux besoins des gens. À cause de la froidure, les habitations qui étaient en terre battue verront leur fondation descendre quatre pieds dans le sol, et où on laisse sous le rez-de-chaussée un espace qui se transforme en caveau.

Puis s'ajoutera le perron qui vient répondre au besoin de se dégager du sol et de la neige. Étant mieux protégées par les matériaux et par la chaleur des poêles et ayant besoin de lumière et du soleil pendant l'hiver, les fenêtres, qui se limitaient au nombre de 8 à 10, verront leur nombre augmenter. De préférence, les portes seront orientées du côté le moins venteux; le mur de la maison orienté nordet aura peu ou pas d'ouvertures. La plupart des maisons rurales auront leur façade principale face au sud pour bénéficier au maximum de l'ensoleillement. La rue, la rivière ou les bâtiments imposeront souvent l'entrée du dimanche; la porte de semaine, elle, donnera sur le paysage ou la dépendance.

Le modèle québécois est aussi caractérisé par l'apparition de la cuisine d'été : elle est le prolongement de la maison rattachée ou non au complexe d'habitation d'esprit français. Les pièces principales sont fermées jusqu'en octobre : on évite ainsi de salir la grande maison, et on bénéficie de la fraîcheur de cette annexe.

L'intérieur de ces maisons conservera une grande simplicité sur le plan décoratif dans l'esprit français, mais dans la seconde moitié du XIXe siècle, suivant la mode victorienne, une surcharge viendra habiller les murs de moulures, corniches, frises, dentelures. «

Saint-Lin, à caractère exclusivement agricole, a depuis quelques années développé son secteur résidentiel, ce qui a doublé sa population. Aujourd'hui, l'aménagement du parc industriel est une priorité : la situation géographique de Saint-Lin et de Laurentides favorise la mise en commun de plusieurs installations et services, tels que l'Hôtel de Ville, le service d'incendie et la bibliothèque. Les associations travaillent également conjointement.

Avec son secteur boisé et ses lacs, les amateurs de camping, de motoneiges, de randonnées équestres et de ski de fond sont bien desservis à Saint-Lin. Au printemps, une clientèle régionale et urbaine envahit nos cabanes à sucre.

Les parties entre guillemets sont tirées de Municipalité de Saint-Lin, œuvre collective.

L'historique de Ville des Laurentides

« Les premiers colons venant de Saint-Roch-de-l'Achigan arrivèrent entre les années 1805 et 1807 et s'établirent dans la seigneurie de Lachenaie de Peter Pangman. Le village prend déjà forme vers 1814, alors qu'un médecin et un notaire viennent s'y installer.

De 1828 à 1836, l’organisation religieuse voit le jour : d'abord une desserte, puis c'est l'arrivée du premier curé en 1835. C’est en 1836 que Saint-Lin voit son érection civile, octroyée par une proclamation du gouverneur Gosford.

Le 30 juillet 1846, le premier conseil municipal tient sa première session avec le maire Carolus Laurier, père de Sir Wilfrid. Centre névralgique de la municipalité de la paroisse de Saint-Lin, le village s'en va tranquillement vers le statut de Ville. Le conseil du temps doit souvent discuter séparément pour les habitants du village et ceux de la campagne, les besoins n'étant pas les mêmes.

En 1874, pour la première fois, il est fait mention de séparation, et c'en est fait de la municipalité de paroisse de Saint-Lin de 1855. Elle devra désormais partager ce coin de terre avec la corporation de ville des Laurentides dès le début de 1883.

« Parmi les citoyens de Laurentides qui ont laissé une marque profonde, on ne peut passer sous silence Sir Wilfrid Laurier. » Né ici même en 1841, cet avocat de formation allait devenir le premier Canadien-français à être élu premier ministre du Canada. À ce titre, il gouverna le pays durant 15 ans, soit de 1895 à 1911. Il mourut à Ottawa en 1919 et le personnage entra alors dans la légende. »

À caractère résidentiel, commercial et industriel, le territoire de Laurentides est occupé à 85 %. Une panoplie de commerces et plusieurs professionnels y ont installé leurs bureaux. Le centre administratif de la plupart des associations (42) desservant les municipalités de Laurentides et Saint-Lin y a également leur siège social.

Au cœur de la ville, nous retrouvons la Maison Laurier ainsi que son centre d'interprétation : cet attrait touristique administré par Parc Canada attire chaque année plusieurs visiteurs. Les deux municipalités (Laurentides et Saint-Lin) administrent plusieurs services en commun : la protection des incendies, la piscine, la bibliothèque municipale, le centre sportif et le service des loisirs. Parmi les autres services que nous retrouvons à Laurentides, il faut mentionner trois écoles primaires, un transport intermunicipal, une habitation à loyers modiques (HLM) et un centre d'accueil pour personnes âgées. Facile d'accès, Ville des Laurentides est située à 35 km de l'aéroport de Mirabel et à 40 km de Montréal.

Les passages entre guillemets sont tirés de Ville des Laurentides, œuvre collective.

LES ARMOIRIES DE SAINT-LIN-LAURENTIDES

Armoiries Saint-Lin-LaurentidesLa devise :

Courage, persévérance, ardeur

Le rouge : La couleur du feu et du sang symbolise le courage et l'héroïsme des colonisateurs de la paroisse de Saint-Lin.

La croix : La croix papale a été employée à la place d'honneur de l'écu pour représenter Saint-Lin, patron de la paroisse.

L'or : Symbole de la dignité, de la gloire et du rayonnement au milieu duquel, autrefois, on représentait les saints.

La fleur de lys : Symbole de l'élément français des pionniers qui ont colonisé la paroisse.

Le franc canton (franc canton des baronnets) : Marque une concession honorable d'un souverain. Ce signe rappelle que Wilfrid Laurier, natif de Saint-Lin, fut créé baronnet par la reine Victorien en 1897.

Le sable (couleur noire) : Symbolise l'humilité et représente aussi la terre, c'est-à-dire le sol et sa fertilité remarquable.

La main : Le symbole de la main est le pouvoir de la manifestation, de la capacité d'exprimer les idées sur le plan matériel : « Mettre la main à l'œuvre ». Les premiers colons de Saint-Lin l'ont fait : ils ont défriché, cultivé, construit, fabriqué, etc. Cette œuvre s'est développée, la population actuelle la continue.

L'argent : L'argent a été employé pour symboliser la loyauté, la dignité, la pureté; il représente les valeurs morales des pionniers et de la population actuelle.

La campagne d'or : Rappelle le paysage rural de la paroisse de Saint-Lin et l'or, la moisson mûrie au soleil. L'onde représente la rivière l'Achigan.

L'azur : (couleur bleue) L'emblème de la justice, de la loyauté et de la beauté est aussi la couleur des rois de France. L'onde d'azur rappelle les reflets du ciel bleu dans les eaux de la rivière l'Achigan.

Le listel : Petit ruban qui supporte la devise et représente bien les qualités des pionniers qui ont fondé la paroisse.

Les branches de laurier : Font allusion, par homonymie, à une famille qui a joué un rôle important au début de la paroisse.