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Historique

Cette municipalité doit sa fondation à Joseph-Édouard Beaupré. Vers 1849, il attire des compagnons pour travailler à son moulin à farine, sa manufacture d'étoffes et son magasin, tous deux situés sur la rivière Saint-Esprit. Possédant 100 acres , il les divise en lots pour fonder la municipalité.

Le Bureau d'enregistrement a aussi été bâti par Monsieur Beaupré; l'immeuble de pierres a servi à tour de rôle de résidence, de cour civile, de palais de justice, de prison, et enfin pour les bureaux de la MRC Montcalm et du ministère de la Justice du Québec.

archives Sainte-Julienne

Il reste encore quelques maisons datant de plus de cent ans, dont le manoir Montcalm près de la rivière Saint-Esprit. L'église de style gothique fut détruite par un incendie en 1917, et elle a été reconstruite sur les mêmes fondations. Elle fut consacrée en 1987 par Monseigneur Cemichella.

De nombreux lacs répartis sur le territoire ont permis le développement résidentiel où de nombreux villégiateurs s'y rendent toute l'année. La vie associative très présente compte des mouvements religieux, des clubs sportifs et des associations à caractère social et culturel.

" Terre des Jeunes ", une ferme éducative, reçoit environ 15 000 élèves en classe promenade pour la saison des sucres et des bourgeons. Cet établissement accueille également des pensionnaires souffrant de déficience mentale légère, et est administré par des bénévoles. Le camp " Notre-Dame-des-Petits ", fondé par la communauté des sœurs Franciscaines missionnaires de Marie, est situé au nord du village, et accueille des enfants de 5 à 12 ans durant la saison estivale.

Le " Centre de Jour Mieux-Vivre " pour personnes âgées, soit une des cinq installations du CLSC-CHSLD Montcalm réparties dans la MRC Montcalm , est ouvert depuis 1991; diverses activités y sont organisées à l'intention des personnes retraitées de la MRC Montcalm. L'Office municipal d'habitation de Sainte-Julienne gère deux immeubles, soit un de 15 logements et un deuxième de 12 logements pour personnes retraitées, c'est-à-dire des HLM où il faut avoir 60 ans pour y être admis.

Il y a également un Centre local d'emploi (CLE) qui répond aux besoins de la population locale et régionale. Enfin, trois écoles desservent la clientèle étudiante de la municipalité.

Sainte-Julienne, une paroisse très accueillante où il fait bon vivre…

Les armoiries de Sainte-Julienne

La devise symbolise bien le caractère catholique de la paroisse qui doit son implantation et sa résistance à la foi de ses ancêtres, entretenue par des curés parfois pittoresques.

Per Fidem Ad Gloriam
Par la foi vers la gloire

Écartelé au premier d'azur à une montagne de sinople à copeaux d'or, accompagnés en chef d'une croix d'or chargée d'une hostie d'argent à deux nuées d'argent mouvantes à dextre. Au deuxième d'argent, à la fleur de lys d'azur; au troisième d'or, au trèfle de sinople; au quatrième d'azur, au vaisseau d'or accompagné à dextre d'une étoile du même voguant sur une mer d'azur ondée qui est de Saint-Jacques-de-Montcalm.

Le " premier quartier " signifie que le territoire de Sainte-Julienne est en partie montagneux. La croix rappelle que c'est une paroisse catholique et l'hostie, que la dévotion à l'Eucharistie était vive chez Sainte Julienne Falconieri, patronne de la paroisse. Quant aux nuages, ils rappellent que c'est un endroit où les touristes viennent chercher la fraîcheur durant l'été.

Les trois autres quartiers rappellent les origines des trois principaux groupes fondateurs : les Canadiens-français {fleur de lys}, les Irlandais {trèfle} et les Acadiens, venant surtout de Saint-Jacques où ils se sont établis en 1766-1767, 12 ans après leur déportation par bateau de Nouvelle-Écosse en Nouvelle-Angleterre, en 1755. L’étoile rappelle leur traditionnelle dévotion mariale.

Finalement, les couleurs ont elles aussi un sens :

  • L'or : la foi, la confiance, la force et la richesse
  • L'argent : la blancheur, le désir de bien faire
  • L'azur : la beauté, la loyauté
  • Le sinople (vert) : l'espérance