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Historique

Ils étaient tous des Acadiens, victimes de la déportation de 1755. Après 12 ans d'exil à Boston ou dans d'autres villes d'états de l'est de la Nouvelle-Angleterre, ils avaient juré de rebâtir une Nouvelle-Acadie quelque part dans leur pays d'origine.

Ayant vécu le Grand Dérangement en Acadie, ils connurent aussi le Grand Arrangement au Québec. La seigneurie de Saint-Sulpice fut une terre d'accueil et les portes du Portage (L'Assomption) furent toutes grandes ouvertes pour accueillir ces malheureux exilés. "

archives Sainte-Marie-Salome

Dès 1767, des concessions furent distribuées à 25 chefs de famille acadienne en un lieu maintenant connu sous l'appellation de ruisseau Vacher. Ils durent conquérir l'espace nécessaire à leur survie en faisant une trouée dans cette forêt de géants.

« Ayant vaincu pour cause ces géants de la forêt, brûlé des ferdoches, ramassés les cendres pour en fabriquer de la potasse, la terre neuve apparaissait toute saturée d'humus résultant de la décrépitude des forêts millénaires laissées en plan par l'antique mer de Champlain. »

La municipalité de Sainte-Marie-Salomé se situe au niveau de la région physiographique des Basses-Terres du Saint-Laurent. Elle est couverte de boisés sur un peu moins de 50 % de sa superficie, et se compose principalement de feuillus et de divers résineux, dont le sapin Beaumier et l'épinette blanche.

« Ce frêle rameau d'Acadie transplanté par les mains de la Providence sur les bords du ruisseau Vacher a vigoureusement retigé et pris racines profondes dans cette terre de prédilection. Aujourd'hui, leurs nombreux descendants rendent un hommage de filiale reconnaissance » à chacun son ancêtre « qui jadis, assembla quatre planches » pour en faire le berceau de sa race. «

Hommage à la paroisse mère, Saint-Jacques de la Nouvelle-Acadie , qui nous a si bien élevés et protégés jusqu'au jour de la séparation, le 15 août 1888, où l'on se formait en paroisse canonique sous le vocable de Sainte-Marie-Salomé de Port-Royal. »

L'agriculture constitue la fonction la plus importante de cette municipalité solidement implantée en territoire agricole; celle-ci fut à l'origine du développement de la paroisse, au centre de laquelle une concentration villageoise s'est développée. Des équipements récréatifs desservent la population : un terrain de balle molle, une patinoire extérieure, un terrain de jeux, un terrain de pétanque, un terrain de camping et un centre d'équitation. Enfin, la jeune clientèle reçoit les services de l'enseignement au niveau primaire; les adolescents doivent se déplacer vers Joliette, qui se trouve à quelques kilomètres, pour y poursuivre leurs études secondaires et postsecondaires.

Les passages entre guillemets sont tirés de Sainte-Marie-Salomé ~ 1888-1988, œuvre collective.

LES ARMOIRIES DE SAINTE-MARIE-SALOMÉ

Armoiries de Sainte-Marie-Salomé

La devise :

Forti animo et Alto
D'un coeur fier et courageux

L'écu est de forme quadrangulaire, de sept parties de largeur sur huit parties de hauteur, arrondi aux deux angles inférieurs, et se termine en pointe au milieu de sa base. La partie supérieure de l'écu est d'azur; le bleu, c'est aussi la couleur de la mer lors du Grand Dérangement de 1755.

En dextre, une gerbe d'or : elle représente le fruit du labeur de nos ancêtres dans les travaux de la terre afin que celle-ci lui donne le pain de vie et le grain de la relève. En senestre, une étoile « Ave Maris Stella », gardienne de la traversée et patronne du peuple acadien. En pointe, une pointe de fléchée de gueules, d'argent et d'azur. Dans la partie inférieure, une pointe de fléchée au cœur rouge qui éclate en un clair vif et blanc pour finalement s'estomper dans l'azur.

Sainte-Marie-Salomé fut et demeure un château fort de la ceinture fléchée. La pointe de flèche nous indique aussi qu'une peuplade amérindienne vivait jadis sur les bords du ruisseau Minongon. Par ses teintes, la pointe de flèche nous relié à la France, d'où elle en tire les couleurs de son drapeau.

Les ornements extérieurs : deux branches de saule sinople comme on en trouve en abondance sur les rives du ruisseau Vacher; aussi, le saule est l'arbre emblématique du peuple acadien.