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Municipalité de Saint-Jacques

M. Pierre La Salle
Maire
 
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La Municipalité 
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Directrice générale :
Téléphone :
450-839-3671 poste 7619


16, Maréchal
Saint-Jacques QC J0K 2R0
450-839-3671

450-839-2387
info@st-jacques.org
www.st-jacques.org

Mme Josée Favreau
450-839-3671
poste 7610

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Saint-Jacques

  • Code géographique : 63013
  • Désignation : Municipalité
  • Gentilé : Jacobin, ine*
  • Région administrative : Lanaudière (14)
  • MRC : Montcalm (630)
  • Division de recensement-Canada : Montcalm (63)
  • Communauté métropolitaine : s. o.
  • Circonscription électorale-Québec : Joliette (362)
  • Superficie : 64,69 km2
  • Population : 4 069
  • Date de constitution : 1998-05-20
  • Date de changement de régime : s. o.
  • Prochaines élections à la mairie : 2013-11-03
  • Mode d'élection : bloc
  • Division territoriale : Sans division

* Les gentilés suivis d'un astérisque constituent des formes officielles, c'est-à-dire que ces gentilés ont fait l'objet d'une résolution du conseil municipal.

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Historique

Saint-Jacques, une nouvelle Acadie : « Chez nous, point de montagnes, point de rivières, mais une paroisse isolée, loin des routes fluviales, loin même des voies ferrées..., offrant l'aspect d'une immense terre docile. » L'abbé amorce ainsi son livre « Une Nouvelle Acadie, Saint-Jacques-de-l'Achigan. »

Des tribus algonquines occupaient notre région voilà déjà bien des lunes : les derniers représentants de ce peuple auraient quitté le territoire vers 1850 : c'est dire que les premiers Acadiens rencontrèrent sûrement des familles amérindiennes lors des déplacements de l'un ou l'autre groupe.

Si nous remontons encore plus loin dans la préhistoire, nous saurons que nos municipalités étaient recouvertes, comme toute la plaine du St-Laurent, par la mer de Champlain : ceci explique les terres grises que nous connaissons si bien et leur grande fertilité. Il en est également de même des quantités considérables de pierres des champs, vestiges des dépôts des banquises.

Et les Acadiens? Le « Grand Dérangement » de 1755 disperse, comme feuilles d'automne aux quatre coins de la nouvelle Amérique, des centaines de familles, des rives du St-Laurent jusqu'à la lointaine Louisiane, en passant par la Nouvelle-Angleterre. Les prêtres de St-Sulpice s'intéressent en particulier à ce dernier groupe d'exilés : propriétaires d'une importante seigneurie, ils y accueilleront, dès 1766, un groupe d'exilés venant de la Nouvelle-Angleterre.

archives Saint-Jacques

De cet arbre pousseront des rameaux qui ont su, chacun à leur manière, façonner notre région : Rawdon (1837), Sainte-Julienne (1849), Saint-Alexis (1852), Saint-Liguori (1852), une partie de L'Épiphanie (1854), Sainte-Marie-Salomé (1888) et une partie de Crabtree (1921).

Le 30 décembre 1912, une loi de la Législature divise la municipalité pour en faire deux corporations autonomes : Saint-Jacques Paroisse et Saint-Jacques Village. Cette dernière a une superficie de 5,67 km2, et compte 2 261 habitants. Saint-Jacques Paroisse a un territoire de 59,02 km2 et une population de 1 554 habitants. Venez les rencontrer, les Jacobains et Jacobines seront heureux de vous accueillir! Depuis, les deux corporations municipales coopèrent pour le mieux-être de leurs citoyens. Plusieurs services sont en commun : hôtel de ville et secrétariat, prévention des incendies, bibliothèque.

La paroisse voit la majorité de ses habitants gérer des fermes prospères : nous y retrouvons quelques fermes laitières, de l'industrie porcine, de la culture maraîchère, l'élevage du vison, et sans oublier les érablières comme revenu d'appoint. Toujours sur le territoire de la corporation municipale de la paroisse, nous retrouvons l'usine de Mailhot Hydraulique, laquelle est spécialisée dans la fabrication de cylindres télescopiques pour camions, de chargeuses hydrauliques pour tracteurs et excavatrices. Ladite industrie existe depuis 1957. Enfin, la compagnie Sintra exploite une carrière qui commença ses activités en 1963; à peine un mètre sous terre gît de profondes couches de calcaire.

Tous les services sont concentrés au village : l'hôtel de ville, la bibliothèque municipale, l'église {qui mérite bien une visite pour sa splendeur et l'harmonie de ses lignes}, l'école primaire, une école secondaire privée, un centre d'accueil pour personnes âgées, un HLM et tous les commerces offrant aux résidents tous les produits et services nécessaires.

Il convient de mentionner l'abattoir de Saint-Jacques qui existe depuis une quarantaine d'années, maintenant nommé Aliments Jolibec inc., et qui embauche une quarantaine d'employés : auparavant, ils faisaient l'abattage des porcs, mais depuis la fusion avec l'abattoir de Saint-Esprit, ils ne font que de la découpe. Depuis trois ans, une nouvelle industrie s'y est implantée, soit Plastiques Lanaudière, qui emploie une dizaine de personnes et qui fabrique du plastique par injection.

Finalement, la compagnie Ipex anciennement Canron qui y exploite une usine fabriquant des produits de plastique aux formes les plus variées, cette usine existant depuis 1948, et employant environ 70 personnes. Finalement, rappelons que depuis mai 1998, les deux corporations fusionnent pour redevenir la municipalité de Saint-Jacques.
 

LES ARMOIRIES DE SAINT-JACQUES

Armoiries Saint-JacquesLa devise de Saint-Jacques rappelle que la Vierge est notre guide.

Ipsa Duce
La Vierge est notre guide

La coquille

Au Moyen Âge, la coquille était un emblème de pèlerinage; ceux qui allaient prier au tombeau de Saint-Jacques-de-Compostelle ornaient leurs chapeaux de larges coquilles. Par la suite, l'usage s'est répandu dans l'art héraldique de blasonner les « Saint-Jacques » avec des coquilles. Celles-ci se détachent sur fond d'or, ce qui symbolise l'honnête aisance de nos gens et leur proverbiale générosité.

Le calice et l'hostie

Qui dit « Saint-Jacques » voit tout de suite défiler une légion de vocations sacerdotales et religieuses. Au calice d'or s'ajoute une hostie d'argent. Le rouge symbolise cet amour particulier de Dieu pour Saint-Jacques.

L'étoile et le bateau

Le vaisseau d'argent voguant sur une mer sous une étoile d'or; fils de l'Acadie, nous avons gardé la dévotion à la Vierge. Le bateau rappelle la déportation de 1755 : l'étoile de mer et le bleu azur sont les symboles de cet esprit marial.

Le pied de tabac

Le pied de tabac au naturel est présenté tigé et fleuri sur une terrasse de sable. La paroisse figure dans la grande Histoire à cause de notre sens industrieux qui a fait de chez nous, vers 1875, l’un des premiers centres de la grande culture du tabac en Canada. Encore ici, l'or évoque la source des revenus fournis par cette industrie.

 
CEINTURES FLÉCHÉES

Autrefois, les bourgeois du Nord-Ouest, les membres de la Compagnie de la Baie d'Hudson, les engagés pour la traite, les canotiers, les voyageurs et les patriotes portaient « le costume national d'hiver, comprenant le paletot en étoffe du pays, l'ample capuchon, tuque bleue ou rouge et la ceinture fléchée autour des reins ».

« Cette ceinture à zigzags rouges, bleus, verts, jaunes et blancs et d'un bel effet décoratif, est un chef-d'œuvre d'industrie domestique. Les ouvrages… parus sur le sujet indiquent différentes origines probables : indienne, normande ou espagnole, anglaise ou acadienne. »

« Nous optons pour l'origine normande. Provenant, selon nous, de Normandie, elle serait passée en Acadie avec nos ancêtres. D'après la tradition, on en tissait déjà, peu après l'arrivée des Acadiens à Saint-Jacques. »

Un agent de la Compagnie de la Baie d'Hudson « distribuait la laine aux tisseuses, de la shetland que les gens dénommaient châtelaine, et veillait à la confection de ces ceintures. La ceinture fléchée requérait de la laine teinte que nos commerçants obtenaient d'Angleterre ». Ce commerce fut florissant jusque vers la fin du XIXe siècle.

« Nos tisseuses de ceintures fléchées ressemblaient aux ouvrières de Malines et d'Alençon, maniant de fines dentelles. Elles se tenaient à la fenêtre, leur travail fixé à la targette et à un clou planté dans le plancher. Elles maniaient de leurs dix doigts les diverses couleurs de laine qu'au préalable, elles avaient nuancées. »

Les textes entre guillemets sont de l'abbé François Lanoue; le reste du texte est inspiré du même auteur. LANOUE, François, Une Nouvelle Acadie, Saint-Jacques-de-l'Achigan, 1772-1972, 1972.